General Motors.html

 
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Logo de General Motors
Création : 1908Detroit, Michigan)
Personnages clés : William Crapo Durant - Kirk Kerkorian
Forme juridique : société anonyme
Action : NYSE : GM
Slogan(s) : « What Moves You »
Siège social : Détroit (Michigan)
 États-Unis
Actionnaires : (chiffres 2008)1
State Street Global Advisors : 15,30 %
Capital Research and Management : 14,20 %
Brandes Investment Partners : 11 %
Tracinda Corporation : 9,9 %
Oleg Deripaska : 5 %
Activité(s) : Automobile, moteurs, assurance, finance
Produit(s) : Buick, Cadillac, Chevrolet, Daewoo, GMC, Holden, Hummer, Opel, Pontiac, Saturn, Saab et Vauxhall
Filiale(s) : General Motors Electro-Motive Division
Effectif : ~266 000 (2008)
Site corporatif : www.gm.com
Capitalisation : 3,7 milliards d'euros (2008)2
Chiffre d’affaires : 121 Md € (2007)3
Résultat net : -26,3 Md € (2007)
Principaux concurrents
Ford, Chrysler, Toyota

La General Motors Corporation (abrégé en General Motors ou GM) est une société multinationale de construction automobile, basée aux États-Unis à Détroit (Michigan). Elle commercialise des véhicules sous de nombreuses marques: Buick, Cadillac, Chevrolet, Daewoo, GMC, Holden, Hummer, Opel, Pontiac, Saturn, Saab, et Vauxhall.

La société a été fondée en 1908 par William Crapo Durant, mais c'est son successeur Alfred P. Sloan qui en a fait le plus grand fabricant automobile au monde.4

Anciennement, GM commercialisait aussi les marques Geo, Passport, Asuna et Oldsmobile.

Sommaire

modifier Origines

Petit-fils du gouverneur du Michigan Henry H. Crapo, William Durant a d’abord créé en 1890 une société de fabrication de chariots hippomobiles à Flint, Michigan, expérience qui amène en 1904 le concurrent Buick à en faire son directeur général. En trois ans, Durant fait passer la production annuelle de Buick de 37 voitures en 1904 à 8 000.

Le 16 septembre 1908, il crée GM, alors que le rival Ford vend des voitures à moteur depuis déjà cinq ans et lance 11 jours après sa Ford T. Très vite, GM émet des actions cotées en bourse, fusionne avec Buick puis rachète en 1908 la marque Oldsmobile, créée en 1897 et qui avait ouvert en 1899 la première usine automobile et lancé en 1901 le modèle Curved Dash, la première voiture américaine fabriquée en série. GM rachète en 1909 Oakland (aujourd’hui rebaptisé Pontiac) et Cadillac, ainsi que des fournisseurs de composants et des fabricants de camions. Il tente de racheter Ford pour 9,5 millions de dollars en 1909 puis abandonne. Les banquiers lui prêtent 15 millions de dollars, en échange, ils peuvent nommer le PDG du groupe.

En 1910, les ventes de voitures chutent et quelque 18 constructeurs cessent leurs activités. Inquiètes de voir Durant promettre de vendre un jour 300 000 voitures, les banques l’évincent de la direction de GM en nommant comme vice-président Walter Chrysler. Durant recrée un « nouveau GM », en copiant dès 1910 la Ford T du rival Henry Ford, avec la Little Car, puis fusionne avec la société créée par le pilote Louis Chevrolet, qui donne son nom au nouveau groupe.

Pas d’accord sur le design des voitures, Durant rachète ses parts à Chevrolet et l’évince de la direction en 1915, l’année où GM entre dans l'indice Dow Jones. Entre 1915 et 1917, la production de Chevrolet passe de 10 000 unités à plus de 100 000. Le modèle vedette du groupe est la Chevrolet 490, baptisée ainsi car elle est vendue 490 $, quand le modèle T de Ford coûte 850 USD. En 1916, l'action de GM dépasse 1 000 dollars sur le NYSE, phénomène très rare à l'époque5.

Parallèlement, les ventes de la Ford T mettent trois ans à décoller, atteignant 69 762 unités en 1911 et 202 667 unités en 1913, puis 308 162 unités en 1914 et 501 462 unités en 1915 (en 1903, les 125 salariés de Ford avaient fabriqué 1 600 voitures). La baisse du prix (850 $ en 1909 et 550 $ en 1915) a été déterminante, avec la première ligne de montage en 1913. De 1908 à 1910, la part de marché de Ford avait chuté de 20 % à 14 %. En 1919, les frères Dodge, fournisseurs de moteurs et parmi les 12 premiers associés, ont obtenu en justice le paiement de 19 millions de dollars américains en dividendes. La Ford T prend 60 % du marché du neuf en 1921 et la dix-millionième sort en 1924, soit une moyenne d’un million par an sur dix ans. En 1929, il reste encore 44 constructeurs.

Via une bataille de mandats, Bill Durant reprend en 1916 le contrôle de GM, en apportant en échange ses actions Chevrolet, pour organiser une fusion. Mais il est évincé en 1920 par son allié, Eleuthère Irénée du Pont de Nemours, président du groupe chimique éponyme. La famille Dupont, lié à Smith, candidat démocrate malheureux à la présidence en 1924, a contrôlé jusqu’à 40 % du capital de GM pendant la crise. En 1919, GM crée General Motors Acceptance Corporation, société destinée à faciliter le financement des concessionnaires vendant ses produits.

En 1923, une dispute politique permet à l’industriel du roulement à billes, Alfred P. Sloan, supporteur du futur président républicain Herbert Hoover (élu en 1924) d’évincer Du Pont de la présidence de GM, qu’il dirigera jusqu’en 1956. Sloan planifie l’obsolescence et les politiques de prix, encourageant le consommateur américain à rester fidèle à la « famille » Chevrolet, Pontiac, Oldsmobile, Buick et Cadillac à mesure que ses goûts changent. Il obtient le remplacement des tramways par des autobus auprès des pouvoirs publics, puis en 1956 le lancement du programme autoroutier d'Eisenhower.

modifier Années de guerre

À partir de février 1942, la GM (comme ses concurrents Ford et Chrysler ainsi que les autres constructeurs indépendants) reconvertit ses 94 usines pour l'effort de guerre américain durant la Seconde Guerre mondiale. Elle livre ainsi 854 000 des 2 665 196 véhicules militaires commandés par le ministère de la Guerre, 48 millions de munitions d'artillerie, 350 000 sous-ensembles de groupes motopropulseurs d'avion, 16 000 chars de combat, etc.

Durant cette périodes, ses usines allemandes d'Opel (acquises en 1928) sont sous le contrôle du régime nazi.

modifier Époque actuelle

La branche Oldsmobile (doyenne des marques américaines, fondée en 1897) est fermée depuis mars 2004, alors que les produits Geo ont été intégrés dans la gamme Chevrolet en 1998. Les marques Passport et Asuna n'ont quant à elles été utilisées qu'au Canada, au tout début des années 1990.

GM a aussi un accord de production avec Lada-AvtoVAZ en Russie. Encore récemment, GM possédait des participations dans Isuzu, Suzuki, Subaru (Japon) et Fiat (Italie). La mauvaise situation financière du groupe a contraint ce dernier à vendre ses parts.

Les autres divisions de General Motors sont: ACDelco, Allison Transmission, et General Motors Electro-Motive Division. GM a aussi des participations dans Delta en Afrique du Sud.

modifier Poids industriel de la société

GM a produit 15 % de toutes les voitures et camions vendus dans le monde, employant plus de 327 000 personnes6.

Le groupe GM est également présent depuis 1930, par l'intermédiaire de sa filiale General Motors Electro-Motive Division dans la construction de locomotives diesel-électriques, mais également de moteurs pour la marine et de groupes électro-générateurs. GLM a fait connaître en janvier 2005 son intention de vendre cette division à un groupe d'investisseurs.

Par ailleurs, sa filiale GMAC est présente depuis 1919 dans le secteur des services financiers et de l'assurance.

En 2000, GM noue une alliance stratégique avec le groupe italien Fiat. L'italien cède 20 % de son capital, en échange de 6,1 % de GM, l'américain bénéficiant d'une clause d'achat des 80 % jusqu'en 2006. Les difficultés de Fiat l'ont incité à se désengager, bien que GM ait dû payer un dédommagement de 1,5 milliards de dollars au constructeur italien.

modifier Un groupe en difficulté

Le Renaissance Center, quartier général de General Motors à Détroit

La décision de l'agence de notation Standard & Poor's de rétrograder les titres GM au niveau des junk bonds en mai 2005 a montré la grande fragilité d'un groupe qui se bat pour sa survie. Durement concurrencé par les Japonais sur son marché national, le groupe souffre de surcapacités, d'une faible réactivité commerciale et de coûts fixes élevés (couverture santé de ses nombreux retraités). Malgré ses 193 milliards de dollars de chiffre d'affaires, 324 000 salariés, ou encore ses 8 millions de véhicules vendus dans le monde en 2004, le groupe a affiché 3,3 milliards de pertes sur les trois premiers trimestres 2005 et dispose d'une capitalisation boursière de seulement 17,2 milliards, les dettes du groupe atteignant 292 milliards. Sa part de marché aux États-Unis, qui a pu atteindre 50 %, se rapproche d'un plancher de 25 %.

Pour éviter de devoir se mettre sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, comme son ancienne filiale l'équipementier Delphi Corporation, GM a annoncé le 17 octobre 2005 des mesures de restructuration radicales :

  • vente de la majorité du capital de sa filiale financière GMAC, qui était sa principale source de profit et avait une valeur boursière double de celle de GM, mais qui était handicapée dans ses levées de fonds par la notation du groupe.
  • réduction d'emplois : 25 000 départs sur la période 2005-2008
  • accord avec le syndicat United Auto Workers (UAW) pour réduire les frais médicaux de ses 750 000 salariés et retraités
  • le groupe a annoncé peu après une réorganisation de certaines participations, notamment la vente de sa participation Subaru (groupe Fuji Heavy) à Toyota.

Une alliance avec Renault-Nissan a été discutée puis abandonnée, au cours de l'année 2006.

Usines d'assemblage automobile de GM dans le monde

En 2006, la perte nette de General Motors s'élevait à deux milliards de dollars7. L'entreprise a investi 7 milliards de dollars dans la recherche et a réalisé au dernier trimestre de 2006 un bénéfice de 950 millions de dollars7. GM reste le premier constructeur d'automobiles au monde avec 9,1 millions de véhicules vendus en 20067.

À l'appel du syndicat United Auto Workers, 73 000 employés de GM, répartis sur les 80 sites du groupe aux États-Unis, se mettent en grève en septembre 2007 au sujet du renouvellement du contrat salarial8. Un accord de principe est trouvé entre la direction et le syndicat UAW après deux jours de grève. Il prévoit la création d'une structure de gestion de la protection sociale des retraités, baptisée Voluntary Employees Beneficiary Association (VEBA) et administrée par les syndicats. La contribution financière de General Motors s'élèverait à 70 %. Le syndicat aurait la charge des 30 % restants.

General Motors commercialisera d'ici à 2010 un véhicule totalement électrique, la Chevrolet Volt9. Le 3 juin 2008, le PDG de l'entreprise Rick Wagoner a indiqué une reconversion de la production vers des modèles qui consommeront moins de carburant9.

General Motors n'a pas été épargné par les difficultés du marché automobile américain au premier semestre 2008. Le 2 juillet 2008, alors que le cours de l'action du groupe tombait à son plus bas niveau depuis plus de 50 ans, la banque d'investissement Merrill Lynch a évoqué la possibilité de la mise en cessation de paiement du constructeur automobile.
Le 9 octobre 2008, l'action General Motors chute de plus de 31 % à Wall Street pour tomber à son plus bas niveau depuis 1950. La direction déclare qu'elle n'envisage pas de déposer son bilan. Le 12 décembre 2008, le plan de sauvetage à destination des Big Three, fixé par les représentants du Congrès à 14 milliards de dollars, est rejeté par le Sénat, pourtant à majorité démocrate. Les dirigeants de General Motors (au même titre que ceux de Chrysler) avaient estimé avant ce vote que sans ce plan, un dépôt de bilan était envisageable10. Le 19 décembre, le président George W. Bush accorde 17,4 milliards de dollars à General Motors et Chrysler.11

modifier Notes et références

  1. http://www.boursier.com/vals/FR/US3704421052-profil-general+motors.html
  2. http://www.boursier.com/vals/FR/US3704421052-fondamentaux-general+motors.html
  3. http://www.boursier.com/vals/accounts.asp?code=US3704421052
  4. « Alfred Sloan et l'âge d'or de General Motors  », dans Les Echos. Archives du 11/08/2004, lire en ligne
  5. (en) « General Motors' Spectacular Rise », dans The Economist, 30 septembre 1916 texte intégral (page consultée le 9 décembre 2008)]
  6. « 35 000 salariés ont accepté le plan de départs volontaires de General Motors », dans Le Monde du, lire en ligne
  7. abc « General Motors a réduit ses pertes en 2006 », dans Le Monde du 14/03/2007, lire en ligne
  8. « Grève nationale chez le constructeur américain General Motors », dans Le Monde du 24-09-2007, lire en ligne
  9. ab « General Motors prend un virage stratégique vers les voitures "vertes" », dans Le Monde du 03-06-2008, lire en ligne
  10. « Le Sénat américain rejette le plan de sauvetage auto », dans Le Figaro du 12/12/2008, lire en ligne
  11. « Automobile : la Maison-Blanche débloque 17 milliards de dollars », dans Le Figaro du 19/12/2008, lire en ligne

modifier Voir aussi

modifier Lien externe

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur General Motors.


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