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Transports urbains de Reims (TUR) est la marque commerciale de Transdev Reims, la compagnie exploitant le réseau de transports en commun de Reims Métropole, formé de 24 lignes de journée et 5 de soirée. Il assure plus de 30 millions de déplacements par an, ce qui en fait le principal réseau de la région. Elle fait partie des 15 plus grands employeurs du département de la Marne.2
modifier Histoire du réseaumodifier De la naissance à la Seconde Guerre Mondiale...Les transports en commun naissent à Reims en 18783 avec la création de deux lignes de coches hippomobiles radiales allant du nord au sud et de l’est à l'ouest, sur une longueur totale de vingt kilomètres. En 1881, les véhicules sont remplacés par des tramways, toujours tirés grâce à la traction animale qui perdure jusqu'en 1900, année où l'électricité est installée. Pendant ce temps, le réseau s'est densifié avec la création d'une troisième ligne en 1887. On comptait alors plus de 3,5 millions de voyageurs par an. À la veille de 1914, il est exploité avec 60 motrices et 40 remorques. Le réseau sera entièrement reconstruit après la guerre4. Reims fait à la veille de la Seconde Guerre mondiale le choix d'abandonner le tramway, exploité alors sur 5 lignes avec 42 véhicules, et de le remplacer par des autobus dont l'utilisation est plus flexible ; la première ligne est ouverte en 1932. modifier ... et jusqu'à aujourd'huiEn 1952, la compagnie de transports change de statuts, devenant Transports Urbains de Reims, et est accompagné deux ans plus tard de l'ouverture d'un réseau de nuit. En 1975, le réseau s'étend aux six communes du tout jeune district de Reims. En 1978, les premiers bus articulés (des Heuliez O305G) sont mis en service (aux côtés des Saviem SC10). Leur livrée est de couleur blanche rehaussée par deux épaisses bandes rouges horizontales. Elle est remplacée en 1989 par la célèbre livrée à damiers (voir point 3.2). Quelques mois plus tard, un service pour les personnes à mobilité réduite, aujourd'hui nommé Trëma, est créé. VIA-GTI (Keolis) reprend la compagnie en 1990 et crée en 1992 les lignes Citadines, redéveloppées en 2000. Durant cette dernière année, le réseau de soirée est également amélioré et de nouvelles lignes font leur apparition. En 2001, les abonnements sont repensés puis, en 2002, l'identité visuelle du réseau change et les véhicules sont équipés d'équipements de haute technologie tels que les bandeaux dynamiques contrôlés par satellite. L'année 2003 voit débuter l'équipement des véhicules en pots à filtre à particules et des nouveaux moteurs à diesel pauvre en soufre. Les services aux usagers continuent de se développer dans l'attente du renouveau des déplacements dans l'agglomération avec le nouveau tramway attendu pour fin 2010. En 2008, la société est reprise par le nouveau groupement concessionnaire Mobilité Agglomération Rémoise, qui sous-traite l'exploitation du réseau à son actionnaire Transdev. L'avenir du réseau passe désormais par le projet d'envergure qu'est la renaissance du tramway à Reims. modifier Structure du réseaumodifier OrganisationCliquez pour visualiser le plan du réseau de jour ►
Le plan reprend les lignes de semaine. Le réseau, dont les orientations principales datent de la fin des années 1970, est actuellement formé de 24 lignes de jour et de 5 lignes de nuit. modifier Lignes permanentes
Le réseau des lignes permanentes a une longueur totale de plus de 155 km8. La ligne Z est conçue pour les ouvriers de l'Écoparc, en formant une liaison directe entre le centre-ville et la zone industrielle régionale et en proposant un renforcement des fréquences de passage en début, milieu et fin de journée. Les lignes M et T desservent également à certains moments de la journées des zones d'activité. modifier Lignes pendulaires
Les horaires de ces liaisons sont aménagés. Les liaisons scolaires ne circulent qu'au matin avant les cours, durant la pause méridienne (uniquement L) et au soir après les cours, ceci bien entendu hors vacances scolaires6. La ligne J fait l'objet d'une exploitation spéciale puisqu'elle comprend en fait deux itinéraires distincts. La ligne universitaire V a des horaires semblables, celle-ci n'étant que la version express de la ligne R entre les deux campus universitaires6. Contrairement aux précédentes, la ligne Y, circule toute l'année, et est en service aux mêmes heures6. Elle dessert la zone industrielle Nord-Ouest, la seconde en terme d'importance au niveau de l'agglomération. modifier Lignes CitadinesDeux lignes circulaires desservent le centre-ville toutes les dix minutes environ du lundi au samedi de 7h00 à 19h356. Leurs trajets sont parallèles et se font chacun dans un sens précis, différent l'un de l'autre : sens horaire pour Cit.1 et sens anti-horaire pour Cit.2. Ils durent chacun 33 minutes. Les dessertes sont assurées par des midibus. Elles offrent aux visiteurs un circuit touristique optimal dans le centre historique, les principaux sites touristiques du centre étant à proximité imminente d'un arrêt desservi par au moins l'une de ces lignes. modifier Pôles de correspondance
La place M. Herrick dite « du Théâtre »
Toutes les lignes (à l'exception des lignes pendulaires, sauf la Y) se rencontrent en un ou plusieurs des pôles majeurs de correspondance suivants :
modifier Week-end, fériés et période estivaleLe samedi, toutes les lignes permanentes circulent, sauf la E et la Z. Par contre les lignes pendulaires ne sont pas assurées. Les fréquences de passage sont légèrement réduites6. Le dimanche, le réseau fonctionne au ralenti, sans véhicules articulés, et connaît quelques modifications ou suppressions de lignes dont suit le détail :
Certaines modifications apparaissent également pendant les vacances scolaires estivales, avec principalement une réduction des fréquences. modifier Lignes de nuitLes lignes de nuit ont une amplitude 5de 20h46 à 00h20 à raison de 6 passages par soir6. Elles répondent à la règle du cadençage, c’est-à-dire que leurs horaires sont conçus afin que les cinq lignes se rencontrent simultanément à l'arrêt Théâtre, à une fréquence fixe de 37 minutes (à 21h17, 21h54, 22h31, 23h08, 23h44 et 00h20). Ces lignes sont exploitées avec des bus standards, principalement les Citelis 12 pour leur système de vidéosurveillance.
modifier Les évolutions du réseau (depuis 1989)modifier Le redéploiement des lignes en 2000
modifier 1990-2000(Les « anciennes » lignes ont leur indice sur fond rouge foncé, de la même façon que sur les anciennes girouettes à film.)
modifier Les véhiculesmodifier Le parcIl est formé (en mai 2008) de 164 véhicules répartis entre les modèles suivants :
Au moins 26 nouveaux GX 327 seront livrés dans les deux ans à venir. De ce fait, les R312, qui n'ont pas reçu les nouveaux équipements réducteurs de pollution, sont en cours de réforme, tandis que les PR180.2 et PR118 devraient rester sur le parc au moins jusqu'en 2013. Les véhicules précédents, réformés à partir de la première moitié des années 1990 étaient des Heuliez O305G et des Saviem SC10U et R. Cette réforme s'est achevée vers 2001, des bus d'ancienne génération continuant à circuler sur des services scolaires notamment pendant plusieurs années. Il y eut également trois Gruau MG36 en circulation. Depuis la création du réseau des autobus, en 1932, on a pu voir circuler les véhicules suivants : Renault Scemia Y.P.A.C. (1932 - 1939), Bernard D.B.4 (1939 - 1952), Berliet PCK (1947 - 1958), M.G.T. 4 HL (1951 - 1955), Renault R4231 (1951 - 1973), S.A.V.I.E.M. SC2 (1962 - 1977), S105 (1964 - 1983), S50 (1973 - 1977).11 À titre indicatif, un bus neuf standard coute environ 235 000 euros, un articulé 344 000 euros, un midibus 183 000 euros.1 Les lignes Y et Z sont sous-traitées par Transdev Champagne avec ses 4 Mercedes-Benz Cito (ou avec un R312 TUR en cas d'indisponibilité d'un de ces véhicules). Le dépôt, tout comme le siège social, est situé rue André-Huet (ligne D arrêt ALBERT 1er) et (ligne Y). Avec la réalisation de la ligne de tramway, un second dépôt, dédié à ses rames, sera installé sur la commune de Bezannes. modifier La livréeLa livrée actuelle des véhicules est à dominante dorée et pourpre, couleurs ancrées dans la vie locale : le jaune doré (sur la caisse) pour le vin de Champagne et le pourpre (sur les bas de caisse) pour ses vignobles. La livrée est rehaussée par des lignes ou rosaces de couleur argent et des carrés dans différentes nuances de pourpre à l'intérieur des quels des bâtons figurent des personnes en mouvement. Trois véhicules ont une livrée spéciale, pouvant varier selon les années. Voici les pelliculages 2008-2009 :
La livrée précédente se constituait d'un bas de caisse gris et d'une caisse séparée en deux au niveau du bas des vitres. Sur la partie basse on trouvait un damier jaune et noir tandis que la partie haute était intégralement blanche rehaussée par un fin trait rouge. Elle a été abandonnée en 2002, mais on peut toujours la voir sur certains véhicules proches de la réforme. Cette livrée a été dessinée par une classe ayant remporté un concours organisé par la TUR, et devait refléter la modernité du réseau, l'un des premiers à s'être équipés de systèmes de régulation en temps réel (REMI) et d'information à bord (CLOVIS). modifier Utilisation du réseaumodifier UsagesLa montée se fait en libre service sur tous les véhicules, jusqu'en septembre 2009 où la montée par l'avant devrait être instaurée13. Des bulletins d'information sur les conditions de circulation sur le réseau sont diffusés à 07h58 et 17h14 tous les jours sur la radio France Bleu Champagne (95.1 FM). modifier Les titres(au 1er juillet 2007) Le ticket à l'unité, de couleur orange, achetable dans les véhicules auprès du conducteur, est vendu au prix de 1 €. Il peut être utilisé pour deux compostages maximum sur des lignes différentes et reste valable pendant une heure après le premier. Le carnet de dix tickets est de couleur verte et est vendu au prix de 8,60 € dans les boutiques partenaires et à la Boutique TUR, le point d'information du réseau, situé rue Chanzy près du Théâtre. Il existe également un « ticket journée », vendu dans les véhicules, à la Boutique et à l'office du tourisme, au prix de 3 € et qui permet de circuler à volonté sur tout le réseau pendant toute la journée de 5H45 à 0H30. Les tickets cartonnés de dimension 6,4 x 3 cm se valident à l'aide d'un composteur mécanique de marque Cegelec (Alcatel/Alstom). Le poinçonnage s'effectue en ôtant le coin supérieur gauche du ticket et inscrivant un code du type 504 003 A 25I 16:42, dont suit la signification :
On a également pu observer des compostages indiquant le numéro du véhicule à place de celui de la ligne, suivi de la lettre X au lieu de A ou R, exemple : 395 443 X 18V 13:11. Des tarifs spéciaux sont bien sûr proposés pour groupes, écoles, etc. Ainsi qu'une large gamme d'abonnements dont Modulobus, une formule multimodale, pouvant faire bénéficier les usagers de services supplémentaires (comme l'annonce des perturbations par SMS). modifier Quelques chiffresLe réseau comporte 653 points d'arrêt, dont 10% comportent des installations de synthèse vocale destinés aux malvoyants, et offre un total de 20 500 places environ dont 4 500 assises et 16 000 debout14. En 2004, ses utilisateurs ont réalisé plus de 30 millions de voyages, représentant près de 8 millions de kilomètres de parcours à une moyenne d'environ 14,5 km.h-1. Chaque habitant effectue en moyenne 36 kilomètres par an sur le réseau pour 141 kilomètres, ce qui le rend parmi les plus performants de France. En outre, le taux de satisfaction des voyageurs s'élève à environ 85%15On estime ainsi que 14% des déplacements dans l'agglomération se font en bus. Le voyageur type est une jeune femme de 18 à 24 ans. 58,4% des voyageurs ont entre 5 et 24 ans, représentant en terme d'abonnements 26,1% des recettes totales. Chacun des 591 conducteurs effectue environ 19 000 kilomètres par an. Chaque kilomètre coûte à l'entreprise 4,43 € et lui en rapporte 1,13 € : le taux de couverture des dépenses à hauteur d'environ 25 % nécessite d'abondantes subventions, de l'ordre de 29 millions d'euros par an16, de la part de Reims Métropole, autorité organisatrice, et une politique de plus en plus restrictive des dépenses. Les recettes voyageurs sont équitablement réparties entre tickets et abonnements1. modifier Le futur tramwayÀ l'occasion de l'ouverture de la première ligne de tramway de l'agglomération, prévue pour fin 2010, et après la reprise du réseau par Transdev, un remaniement total du réseau sera effectué, avec également une nouvelle billettique. La nouvelle ligne de tramway devrait devenir sa colonne vertébrale. modifier De la nécessité de renforcer la ligne HLe tramway suivra le parcours des actuelles lignes C (dans Orgeval), A et, avant de bifurquer vers la Gare de Champagne-Ardenne - TGV, H17. Le remplacement de cette dernière par une ligne à très haute capacité est un enjeu important, car elle est en saturation depuis plusieurs années. Bien que cadencée avec une fréquence de 5 minutes incompressible et exploitée en articulés, elle est malgré ces moyens incapable de soutenir la charge : la plupart des véhicules sont toujours pleins, et il n'est pas rare d'en voir deux se suivre aux heures de pointe18. Cette « sur-fréquentation » est due au tracé même de la ligne, reliant le centre ville au quartier populaire de la Croix-Rouge. Celui-ci accueille plus de 20 000 habitants logeant en majorité en logements à loyers modérés construits dans les années 1960 et 1970. Ce vaste quartier qui est donc très dense est également le siège des facultés de droit, de lettres, de sciences humaines, de l'école de commerce Reims Management School, d'un complexe sportif… La ligne passe également à proximité de cliniques, du parc Léo Lagrange (le « poumon vert » de l'agglomération), de la scène nationale La Comédie de Reims, etc17. Elle dessert donc nombre de lieux fortement générateurs de déplacements et doit donc proposer un haut niveau de service, que même un BHNS ne saurait assurer efficacement. Le récent site propre des avenues Eisenhower, Taittinger et Kennedy - le seul de l'agglomération - n'a pas permis de fluidifier suffisamment la circulation mais il constituera le principal élément autour duquel sera aménagée la ligne de tramway. Toutes tracées à la même époque, la plupart les artères par lesquelles il transitera, entre le Théâtre et l'Hôpital, sont de largeur adaptée à l'aménagement d'un site propre intégral sur cette section. modifier Voir aussimodifier Articles connexesmodifier Liens externes
modifier Notes
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