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La filière française des réacteurs nucléaires de technologie Uranium naturel-graphite-gaz a été développée conjointement par le CEA et EDF après la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à son abandon en 1969 au profit de la filière des réacteurs à eau légère pressurisée (REP) développée ensuite sous licence américaine Westinghouse.

Dans les années 1950 et 1960, 9 réacteurs nucléaires furent construits selon les plans de la filière dite graphite-gaz. Voir la liste des réacteurs nucléaires en France. Ce type de réacteur est refroidi au CO2, modéré au graphite. Le combustible est dispersé dans un bloc de graphite sous forme de cartouches de 10 kg avec des gaines en magnésium. Le tout est dans un caisson en béton précontraint de plusieurs mètres d'épaisseur, qui peut contenir soit tout le circuit de CO2 et son échangeur (cas de St Laurent et Bugey), soit uniquement le coeur du réacteur, le circuit de CO2 sortant alors du caisson pour traverser le générateur de vapeur (Chinon et Marcoule).

Elle a été soutenue de manière inconditionelle par le Général De Gaulle, qui voulait ainsi assurer à la France son indépendance énergétique et un rayonnement technologique dans le monde entier. Mais à son arrivée au pouvoir, le président Georges Pompidou a jugé la filière américaine plus prometteuse pour des motifs économiques.

modifier Bibliographie

  • Gabrielle Hecht, Le rayonnement de la France : Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale, La Découverte , 2004
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